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 Mensonges, farces ou vengeances ? [PV : Aleksander Oskar]

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Tristan de la Vaubyessard

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MessageSujet: Mensonges, farces ou vengeances ? [PV : Aleksander Oskar]   Ven 12 Fév - 17:01

~Quelques jours auparavant ... ~



Quelques fois dans votre vie d'adulte, lorsque vous effectuez un travail professionnel, il peut vous arriver de rencontrer dans la rue, dans un magasin, ou même au travail un ancien ami 'enfance, de lycée ou bien même de fac avec qui vous faisiez les quatre cents coups. C'était ce qui venait de ce passer pour Tristan de la Vaubyessard qui venait d'entrer comme professeur dans la fameuse académie Empire. L'ami en question, si je puis m'exprimer ainsi était lui professeur de mathématiques enseignant dans la même école, et logeant quelques chambres à côté de Tristan. Ils avaient été ensemble à la fac et ensemble ils avaient fait les quatre cents coups, et encore le mot est faible. Tous les coups pas permis ils les faisaient sans jamais se faire repérer; la plupart des personnes tremblaient en pensant à leurs ombres circulant la nuit dans les rues. Mais comme tout conte, cette histoire finit par s'arrêter. Aleksander parti faire le tour du monde tranquillement, alors que Tristan continuait ses mauvais coup avec une certaine joie inexplicable. Tous les deux continuèrent leur vie de leur côté, ne pensant plus à l'autre, enfin, c'était le cas de Tristan, car peut-être qu'il s'amusait bien avec lui la nuit, mais le jour s'était autre chose. Dès qu'il pouvait l'enfoncer, voir le frapper, il n'hésitait pas. Aleksander et lui ne sont pas de la même race comme il le disait lui même, et cette histoire changeait tout aux yeux de Mr de la Vaubyessard.
Bon, Tristan continuait toujours ses petites escapades la nuit, comme s'il allait rejoindre une amante dormant quelque part dans cette sombre vie, afin 'assouvir ses besoins personnels. Tel était ce jeune homme, et tel il le restera. Pour lui, c'était comme un jeu, et il s'amusait bien. Comme le chat et la souris, qui est qui ? Ça nul ne le sait, pas même ce professeur.
Or Tristan rencontra Oskar, il su qu'il avait arrêté tous ces petits trafics, et qu'en plus de cela, il y avait ses deux sœurs dans l'établissement. Il était donc sûr qu'il allait refuser n'importe quel marché, de n'importe quel enjeu qu'il soit. Mais le jeune homme avait besoin de lui pour ce coup là, et il n'allait pas s'en passer. Pour cela, il lui menti sans aucun problème en lui glissant un message sous la porte de sa chambre qui disait ceci :

Code:
Aleksander, cela m'exaspère au plus profond de mon être de devoir vous adresser la parole, mais est-ce que j'ai le choix ? Franchement oui. Mais si je n'avais pas reçu une éducation comme je l'ai, je ne sais pas ce qui me ferais écrire ce message. C'est à propos de vos soeurs, et sachez que si c'était à propos de vous, jamais je ne vous aurez écrit, c'est par pur galanterie française que je fais cela.
Vos soeurs ont quelques petits problèmes, mais elles ne le savent pas encore, ou du moins, elles n'ont rien remarqué, alors pas un mot de cela devant elle. Cela peut-être très dangereux pour vous, mais surtout pour elle. Je ne puis vous en dire plus maintenant. Cela serait plus facile si nous nous rencontrions face à face un de ses soirs.
Je vous propose donc un rendez-vous rue Long-Long, dans le parc qui se situe tout près. Si vous préférez, près de l'ancien cimetière de voiture, à neuf heures.
Venez à pieds.
Ne me donnez pas de réponse, cela serait trop risqué.
A bientôt, je n'espère pas vous voir, mais il en va de la vie de vos deux soeurs, alors soyez présent et pas trop voyant.

De la Vaubyessard.

C'est ainsi qu'il arriva à mettre Alekander Oskar dans ses griffes sans le moindre problèmes. Il était sûr qu'il ne laisserait pas ses sœurs en danger de mort, c'était un des ses petits points faibles.


Le jour J


L'air était très humide dans la pièce, les vitres étaient remplies de buées et un bruit assourdissant faisait rage dans cette pauvre salle de bain. D'un seul coup, tout s'arrêta, on entendit le bruit d'un prote qui s'ouvrit, un claquement de fer contre le mur avec quelques balancements grinçant, et des bruits de pas. C'était Tristan qui venait de sortir de sa douche et il commençait à s'essayer. Cela dura un petit moment lorsqu'il sortit enfin de cette pièce en boxer, les cheveux ébouriffés et la tête encore dans les nuages de vapeur. Il alla tout d'abord s'installer devant son grand et magnifique miroir afin de se recoiffer tranquillement. Une fois cela achevé, il se déplaça devant sa grande garde-robe et en sortit un jean noir, une chemise noire, une veste noire et des chaussures en toile noires. Il étala le tout sur son lit et commença à s'habiller. Ha oui, un petit détail, ses chaussettes sont noires aussi, comme son boxer. C'est marrant, on dirait qu'il aimait bien le noir cette soirée là.
Lorsqu'il fut totalement vêtu, cela fit tout drôle, on lui rajoutait une cagoule noire et ça faisait un vrai jeune gangster snob.
Après tout ces petits préparatifs, Tristan mangea léger, quelques sandwichs, du formage et un fruit. Il était à peine huit heure et quart que Tristan avait finit de manger, c'est donc sans se presser qu'il passa à la seconde étape d'habillement, ou plutôt devrais-je dire d'armement. Il sortit une valise de son armoire, l'ouvrit avec un code et une clé. Là, plusieurs armes ont apparues, que ce soit couteau, pistolet et grenade, il y avait de tout dans cette valise. Elle était grosse, mais de la à contenir tout ça, il ne fallait tout de même pas exagérer. Il prit deux couteaux qu'il cacha un à sa jambe, l'autre dans son dos, deux pistolets, un sur l'autre jambe, l'autre dans sa veste, et une grenade qu'il mit dans sa poche. Là il referma la valise et la rangea à sa place initiale.
Une fois dehors, Tristan rentra dans une belle voiture noire, et parti vers le soleil couchant, vers la nuit de tout cauchemar, ou pas.
Il gara sa voiture à quelques lieux du rendez-vous, caché de toutes personnes qui passeraient par là par hasard. Il rentra dans le petit parc où encore une ou deux personnes trainaient, s'assit sur un banc et attendit.
Il était 8H58.
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MessageSujet: Re: Mensonges, farces ou vengeances ? [PV : Aleksander Oskar]   Ven 12 Fév - 23:56

    Dire que la vie était censée avoir repris une tournure pour ainsi dire presque normale, que plus aucune macule ne devait venir entacher la page virginale qu'il venait d'attaquer de sa plume. Il avait toujours eu peur que son encre noire ne se mue en un tout autre liquide écarlate, qui ne coulerait pas de ses veines mais de celles d'un proche. Raison parmi d'autre qui empêchait le norvégien de s'entourer convenablement, son existence fut pendant longtemps un pot-pourri de débauche et d'insurrection. De ses agissements prohibés ne résultait aucune honte ou regret, il avait construit son expérience à sa façon et son journal intime ressemblait d'avantage au recueil d'un suppôt de Satan. Alek s'était rendu compte que ce n'était qu'en risquant sa vie qu'il la sentait réellement fluer en ses nervures internes. Mêlé à la folie de la jeunesse et la marginalité d'un adventice de sa trempe, un véritable cocktail molotov laissé en liberté et qui s'était acoquiné à quelques matières inflammables en plus. Par ses propres mots, il comparait cette période à une crise d'adolescence sur long terme, dont il n'était d'ailleurs pas tout à fait sorti. On pouvait le comparer à un grand enfant insociable, qui n'en faisait qu'à sa tête et taquinait le monde environnant à la première occasion. Son petit tour du monde était un témoin important dans sa soif d'aventure et d'inconnu, en y réfléchissant d'avantage il avait dû connaitre des difficultés avec presque toutes les polices du monde, au point même d'alimenter ses mauvais rêves d'Interpol. Mais non, il n'était pas un grand criminel, les seules fois où il avait dépassé d'un grand bond la lisière du raisonnable fut lors de son séjour en France, alors qu'il avait fait la connaissance d'un autochtone peu banal. Une époque qui semblait très loin derrière lui depuis qu'il avait rangé les armes, par un élan de maturité et de bon sens.

    Les sources de cette motivation qui se comptaient au nombre de deux n'étaient pas bien dures à deviner. Si Aleksander se montrait exécrable avec le monde entier, c'était loin d'être le cas pour ceux faisant nativement partis de sa meute. Loin d'être un cadeau, il avait pourtant un sens de la famille plus que développé, s'il y avait une chose sur laquelle il ne fallait pas mener d'offensive c'était bien sur les personnes ayant un lien de parenté direct avec lui. Pour en revenir à ces sources, elles portaient les noms de Sara et Rebekka, deux joyaux prédominants dans son trésor, un duo de phénix en son coeur qu'il surveillait jalousement. Voilà si peu de temps qu'il les avait retrouvé, après neuf années de séparation volontaire, trop occupé à visiter le globe. Bien que la coupure n'avait pas été totale puisqu'ils avaient toujours gardé contact, mais à présent, maintenant qu'elles étaient bel et bien à ses côtés, il se considérait comme leur cerbère prêt à croquer la moindre ombre menaçante et ce nonobstant qu'il ne soit que le cadet de la fratrie. Il gardait notamment plus qu'un oeil sur la benjamine qui avait une décennie de moins que lui, alors qu'il n'arborait qu'une année de différence avec l'aînée. Bref, c'était pour elles qu'il comptait rester tranquille du côté de la justice, bien que cela fasse déjà plusieurs années qu'il n'ait pas connu de problème avec les forces de l'ordre. Mais voilà, il aurait dû se douter que la présence de ce français finirait par le faire replonger dans les ennuis... Tristan De La Vaubyessard. Un nom noble, et un héritier l'étant tout autant, autochtone en question. Il l'avait connu alors qu'il finissait ses études en France, et malgré leurs nombreuses différences, ils étaient souvent ensemble. Un terrain de provocation et de malice, ainsi que truffé de mines. Tristan était un homme qui cachait avec brio son jeu, au revers de son titre de noblaillerie, il avait le nez dans le traffic. Enfin, le nez, il y était entièrement en vérité.

    Alek s'entendait à moitié bien et à moitié mal avec lui, disons qu'il aimait parfois trainer avec lui, mais jamais bien longtemps. Si on ne les connaissait pas, on pouvait jurer qu'ils étaient deux "potes d'armée" comme le norvégien aimait le dire. Ils avaient fait les quatre cents coups ensemble, se sauvant mutuellement la vie à plusieurs reprises. Un binôme infernal, de purs produits du pandémonium. Depuis qu'ils s'étaient retrouvés, les choses avaient été plutôt calmes si ce n'était leurs incessantes provocations, qui se terminaient cependant toujours bien. Ils n'avaient plus l'âge de se taper dessus comme ils le faisaient avant, et puis, ils avaient tout de même une image à soigner, c'était du moins le cas pour Aleksander. Alors quelle fut sa surprise de recevoir cette lettre de son vieil acolyte ! Cette annonce l'avait littéralement mise hors de lui, c'était bien l'unique façon de lui faire perdre son calme naturel. Bien qu'il trouvait cela très étrange de la part de Tristan, il ne pouvait décemment pas risquer de prendre ces dires à la légère, il ne pouvait concevoir de mettre ses soeurs en danger. Gardant le secret pour lui seul, et accessoirement Laïka, son husky, il avait revêtit son rôle d'ignorant. En revanche, les nuits qui avaient suivit cette lettre avaient été des abominations, le sommeil semblait lui jouer des tours également, accru par l'inquiétude. Combien de fois s'était-il retenu d'aller extirper le français de son lit en pleine nuit pour lui demander des comptes... Mais non, finalement, il avait tenu et c'est avec détermination qu'il se rendait au point de rencontre.

    Tout de noir vêtu, il se posait maintes questions en chemin. Il en vint même à douter de la parole de Tristan, il avait appris à se méfier du gaillard, particulièrement par le fait qu'il ne voyait pas la raison de cette soudaine mise en danger. Cependant il ne serait pas trop prudent d'aller vérifier la source, ce qu'il fit en arrivant dans le parc. En dépit de son seul oeil disponible, il repéra rapidement la galbe du patriote tricolore alors installée sur un banc. D'une foulée lente, il s'y dirigea jusqu'à apparaître dans son dos. Là, il lui infligea une petite calotte destinée à attirer son attention et à le taquiner gentiment.


    'Lut Vaub'.

    Lança t-il finalement de sa voix caverneuse, en lui attribuant ce fameux diminutif qu'il utilisait souvent. Mains dans les poches, il resta debout prés du banc, la tête légèrement inclinée vers l'arrière et l'oeil clos. Alek affichait une visible décontraction malgré le sujet de sa venue, il était simplement très maître de lui-même. Les voir ensemble était toujours comique, par le simple fait qu'ils étaient deux opposés. L'un était d'une élégance raffinée avec une attitude sentencieuse, l'autre d'un charme sauvage aux airs de désinvolture. Il suffisait de comparer la peau doucereuse de Tristan à celle balafrée d'Alek, les rangeant tels deux antipodes. Pourtant ils étaient là, tout deux, une fois de plus réunis pour une raison que le scandinave pensait connaître. Il ne tarda d'ailleurs pas à se lancer sur le sujet, sans même changer de position.

    Alors... C'est quoi encore que cette histoire, c'est pas ton genre d'avoir un élan d'altruisme.
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Tristan de la Vaubyessard

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MessageSujet: Re: Mensonges, farces ou vengeances ? [PV : Aleksander Oskar]   Sam 13 Fév - 1:21

Tristan regardait droit devant lui en attendant son cher et détesté ami. Il posait de temps en temps un oeil sur sa montre, regardant la trotteuse se déplacer tranquillement le long du carde noir. L'heure du rendez-vous approchait à grand pas, et cela faisait intérieurement sourire notre jeune professeur. Il savait qu'il allait venir et que ce qu'il avait à lui dévoiler ne lui plairait pas du tout, et Tristan dans un certain sens, aimait ça. C'était une de ses façon de s'amuser, et comme il ne l'aime pas du tout, voir le déteste, surtout dans sa façon de faire et dans son éducation qui manque de charme. Il l'attendit donc, jusqu'à ce que les neuf heures sonnent à l'église situé non loin de là.
Quelques secondes plus tard, il sentit un coup sur sa tête, et un :

-Lut Vaub'.

A ces magnifiques mots, d'une élégance si raffiné, avec un geste d'une grâce même, Tristan ne pu que répondre :

-La prochaine fois que vous m'appeler comme cela et que vous me poser votre sale membre avant sur ma tête, ne serait-ce que pour l'effleurer, je vous fait manger votre langue et votre main. Et encore, je reste courtois.

Il dit cela sans même se retourner, avec un timbre de voix plutôt calme sous lequel se cache une petite violence prête à éclater. Il savait pertinemment qu'il l'avait fait exprès pour l'énerver, et cela avait fonctionné. Il se connaissait bien tout deux, peut-être trop. D'ailleurs, il savait qu'Oskar allait prendre la parole en premier, et il l'attendait. Après cela, il l'emmènerait dans le cimetière de voiture, le ferait monter dans sa propre voiture, tout au fond, caché et là, il lui révèlerait tout son plan. Il se doutait que sa réaction serait assez inoubliable si je puis dire, mais s'il lui disait tout maintenant, il le laisserait tomber immédiatement. Par contre, les conséquences après pourrait être très lourdes, mais très très lourdes. Parce que le petit Aleksander, il est quand même costaud.

-Alors... C'est quoi encore que cette histoire, c'est pas ton genre d'avoir un élan d'altruisme.

Tristan sourit, s'il savait au moins à quoi il s'attendait, il ne parlerait pas comme cela. La réponse de Tristan fut simple, il se leva et lui dit sur un ton plutôt sérieux :

-Suis-moi.

Il ne fut pas étonner qu'il le suive, car il savait que pour ses deux sœurs, il ferait n'importe quoi, ou presque. C'est ainsi que Tristan l'emmena dans le vieux cimetière de voiture comme on l'appelait dans la région. Il était fermé depuis des années, et toutes les vieilles automobiles qui restaient là passeraient le reste de leur vie ici, si elles en ont une. Il l'emmena tout au fond, et le fit rentrer du côté passager, lui, côté conducteur. Une fois installé, il garda un instant le silence, et finit par lui dire.

-Nous serons mieux ici pour parler... Vous me faites bien rire, vous trouvez mon élan d'altruisme plus ou moins étrange. C'est marrant que vous n'ayez rien tilté. Vos sœurs vous sont tellement chère que vous croyeriez tout ce que l'on pourrait vous dire sur elle, et vous vous jetterez dans la gueule du loup sans même réfléchir. C'est ce qui vient de se passer.


Il tourna la tête de son côté et le regarda avec un sourire moqueur; il ne lui laissa pas le temps de s'exprimer qu'il reprit.

-Lorsque je vous ai revue, j'ai repensé au bon vieux temps, enfin, si on peu appeler ça le bon vieux temps, parce qu'avec vous, ce n'était pas de la tarte, ni même du gâteau. Mais bon, vous m'êtes très utile, je dois bien le reconnaître. Et, justement, j'ai besoin de vous ce soir. Or, je sais que vous avez tout arrêté, et que vous ne voulez pas remettre les pieds dans ce genre d'affaire. C'est pourquoi je vous ai envoyer ce joli mot concernant vos sœurs, qui n'était que boutades et supercheries. Mais, vous y avez cru, malgré le temps qui passe, je vous connait encore bien, même très bien. Peut-être un peu trop je crois. Passons ! En un mot, ce soir vous êtes invité à participer à une surprise partie, et c'est moi qui régale, si je puis m'exprimer ainsi.


Tristan sentait qu'Oskar n'était pas aussi tranquille que tout à l'heure, et que cela allait sans doute mal se passer. Mais il s'en fichait un peu, puisque de toute façon il était coincé, et un peu d'action ne lui ferait pas de mal.

-C'est très simple, pendant un petit moment j'ai espionner leur façon de faire, et maintenant, je sais parfaitement ce qu'ils vont faire et à quel moment. Il s'agit simplement de deux gangs qui s'échangent drogues, argents, armes, voir des otages encore vivants ... C'est assez intéressant dans l'ensemble. Une fois qu'ils ont fait leur petite affaire, le premier gang part, le deuxième reste tout seul à faire ses comptes. C'est à ce moment là qu'il suffit de leur mettre le grappin dessus, ce n'est pas très compliqué, surtout qu'il seront surpris. Après cela, il faut partir vite fais, sinon on n'en sort pas vivant. Et le plus sympa, c'est le chef de ce gang fait parti de la police, c'est plutôt marrant non ?

A voir le visage d'Aleksander, pas vraiment. On sentait qu'il était différent de tout à l'heure. Mr de la Vaubyessard continua son petit discours comme si de rien n'était, avait-il remarqué le visage de son "ami", sons changement de caractère, il semblait que non.

-Bon, votre boulot ne sera pas bien compliqué, il vous suffira de récupérer la marchandise qui sera par terre, pendant que moi je détournerai l'attention avec quelques coups de pistolet par ci par là, avec sans doute quelques blessés, et peut-être au final, une belle explosion qui fasse tout sauter. Puis nous partirons, nous rentrerons dans un petit endroit pas loin où il n'y a personne aux alentours, et où je suis sûre, nous ne nous fairons pas repérer. Ne vous inquiétez pas, les voisins ne risque rien, toutes ces voitures n'ont plus aucune goutte d'essence. Voilà, merci de m'avoir écouté jusqu'ici, et j'ai le regret de vous informer que vous ne pouvez partir, car l'entrée est bouché par le gang fournisseur. Bienvenue dans l'aventure mon vieux.

A ces mots, Tristan qui un sourire sournois à Oskar, et sorti une arme pour la lui donner.

-Bien sûr, c'est un silencieux.

Le jeune homme regarda sa montre, sans se soucier le moins du monde de son partenaire qui allait sans doute exploser d'un moment à l'autre.
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MessageSujet: Re: Mensonges, farces ou vengeances ? [PV : Aleksander Oskar]   Mar 16 Fév - 23:57

    Des mots d'amour, une véritable déclaration qu'ils se glissaient l'un l'autre à la première occasion. Leur relation n'avait vraiment aucun sens, c'était sans doute cet aspect atypique qui plaisait à Aleksander. Aussi il ne fut nullement étonné de la réplique du français, au même titre que lui ne le fut pas au contact d'une main au revers de son crâne. Ils se connaissaient trop bien pour ne pas déceler ces marottes à l'avance, et s'amusaient à ne pas les perdre. C'était donc le cas pour le quidam aux cheveux d'ébène qui utilisait le sobriquet par lequel il l'avait désigné la plupart du temps, soulignant ainsi son côté frustre sans pour autant utiliser le prénom de son comparse affidé. Bien sûr l'oscillation émotive de celui assis fit seulement ricaner celui debout, qui ne jugea pas nécessaire de répondre autre que par son air railleur. Ce qui était d'autant plus burlesque était de constater qu'en toute situation, persistait cette emphase amère dans sa façon d'être, principal témoin de son éducation noble dont il ne pouvait plus se vanter. Finalement ils avaient délaissé ce frêle écart pour en revenir au sujet principal, à savoir que si la patience était un point culminent chez lui, elle avait la fâcheuse tendance à régresser sous certaines prémisses. En l'occurrence, s'il ne s'était pas convaincu de mettre un point d'honneur à garder son sang-froid, il aurait sans doute été arrêté pour agression volontaire. Cependant la suite fut inattendue, puisque visiblement le fils conducteur de la conversation ne serait abordée qu'une fois... Qu'une fois où ? C'était la question que se posait le norvégien alors qu'il restait sur les talons de Tristan, jetant quelques lorgnades de ci de là avec une pointe de méfiance. Bien que demeurant silencieux, cette attitude suspecte eût le don de remuer quelques soupçons. En outre, la confiance était bien loin de régner entre le binôme de malheur, et il ne comptait plus le nombre de fois où ils s'étaient mutuellement tendus des pièges pour telle ou telle raison.

    Son instinct lui disait de faire demi tour, son inquiétude prenait possession de ses jambes pour l'obliger à rester. Pourtant c'est ce même instinct qui l'avait sorti bon nombre de fois d'épisodes qui auraient pu très mal se terminer. Alors qu'il veillait à rester à quelques centimètres derrière son guide, il poussa un frêle soupir qui en disait long sur cette appréhension dont il ne pouvait se débarrasser. Soudain il reconnu le chemin qui menait tout droit au cimetière de voiture, cette décharge de vieilles carcasses d'automobiles depuis longtemps laissée à l'abandon. L'on aurait pu la comparer à une ville fantôme au vu de la hauteur des empilements, l'obscurité des lieux et les angoissants craquements provoqués par le léger vent. Se contentant seulement de suivre la cadence sans crainte de s'enfoncer dans le lieu, la sensation d'un mauvais pressentiment alla pourtant le saisir à la gorge. Malgré cet avertissement qu'il s'obligea à nouveau à ignorer, il grimpa dans la voiture qu'il reconnu comme celle de l'autochtone tricolore, d'un faciès dubitatif. Un baryton s'adressa à nouveau à lui, d'un ton étonnamment gouailleur qui suffit à confirmer les doutes d'Alek. Il l'observa un instant avec hésitation, mais n'eût le loisir de prendre parole à son tour pour demander des comptes qui vinrent d'eux-même. La seule réaction qui se fit connaitre fut une inclinaison vers l'avant de sa tête, et l'appuie de ses doigts sur sa tempe. Oui, il venait de comprendre qu'il s'était fait duper comme un débutant, avec une facilité indigne de sa notoriété. Camouflé par sa crinière noire de jais, chaque mot en plus de l'imposteur faisait croître en son être une colère sans nom. Tristan lui en avait fait des belles, mais jamais de cet ampleur, jamais par un procédé aussi vil. C'était dans ces moments qu'il regrettait ô combien de ne pas avoir coupé tout contact avec un tel idiot, capable de l'embarquer dans des histoires plus loufoques et dangereuses les unes que les autres.

    Son envie, là spontanément ? Liquider le français sur place. Particulièrement lorsqu'il lui annonça qu'il n'avait pas le choix de faire parti de la combine, et qu'il eût le culot de lui tendre une arme comme si de rien n'était. Arme qu'il ne saisit d'ailleurs pas, encore enfouit dans l'ombre de ses paupières, dans un mutisme religieux qui dura longuement. Soudain, on cru pouvoir discerner un faible ricanement, qui s'amplifia en un fou rire alors qu'Aleksander laissa sa nuque heurter son siège. On aurait pu le croire devenu aliéné de par cette réaction inattendue. Son regard polaire se posa dans le vague alors que ses lèvres s'étiraient en un large sourire, avant qu'il ne se morde la lèvre en opinant négativement du chef.


    Quel enfoiré...

    Lâcha t-il dans un rire à moitié étouffé. Puis, sans crier gare, il empoigna violemment la veste de Tristan et le ramena vers lui, ne laissant que peu de distance entre leurs visages. Son faciès s'était renfermé en un rictus de dégoût, et si son iris avait eu le pouvoir de lancer foudre et bourrasques, le français aurait rendu l'âme dans la seconde. Visiblement ce dernier avait pensé à tous les détails, sauf ce dont serait capable Alek pour lui faire comprendre sa fureur sans avoir à utiliser de procédés verbaux. En y réfléchissant, qu'est ce qui le retenait de la lui traduire immédiatement, et d'attendre sagement dans cette voiture que les dealeurs aient fini leurs affaires pour ensuite filer à l'anglaise ? Personne ne lui tiendrait rigueur de cet assassinat, au contraire, il pensait même qu'on irait lui remettre la légion d'honneur pour cet acte héroïque. Mais l'heure n'était pas aux divagations, sa poigne enroulée sur le vêtement était sur le point de le lui arracher. Si Tristan était capable de lire aisément en son comparse scandinave, alors il ne lui serait d'aucune difficulté de voir qu'il l'avait mis dans une rogne inqualifiable. Son courroux serait cataclysmique... Oh oui, il allait lui prouver que ce qu'il avait connu de violent venant de lui jusqu'à maintenant n'était que tape sur la main.

    T'as quand même pas été assez con pour te servir de mes soeurs... Tu viens de faire une grave erreur... Tu sais ce que c'est que d'être en orbite ?

    Nonobstant cette colère sourde qui grondait en lui et qui envoyait une pulsion éléctrique à travers son unique oeil, il parlait d'une façon lente et distincte, pour mieux appuyer la menace de ses dires. Tous savait qu'il ne fallait sous aucun prétexte jouer avec la famille Oskar, il n'arrivait pas à croire qu'un homme ayant pourtant partagé de longs mois à ses côtés soit encore assez inconscient pour s'y risquer. Usant de la même violence avec laquelle il l'avait saisit, il le relâcha en ne cessant de le scruter de ce même air dédaigneux. Lorsque passé et présent se mêlait ce n'était pas toujours bon signe, et si par le plus grand des malheurs l'histoire devait mal se finir, Sara et Rebekka étaient là ! Il ne supportait pas l'idée même qu'elles soient en danger par sa faute, et quelle honte il apporterait alors à ses pauvres parents ? Certes, il n'avait jamais été un modèle en tant que tel au vu de son comportement misanthrope, cependant il gardait une grande fierté qu'il ne désirait en aucun cas ébranler. Sa voix âpre s'éleva de nouveau, sans attendre de réponse.

    T'es vraiment pas fini comme mec, tu crois quoi ? Que tu vas les effrayer avec quelques balles et qu'ils vont répliquer avec des pistolets à eau en me tendant la marchandise ?! T'es pas un consanguin pour rien.

    Il empoigna l'arme qu'il lui avait tendu tout à l'heure, dont le toucher le ramena à de bien lointains souvenirs qui étaient d'une autre époque. Bien sûr qu'il gardait la même âme aventurière, mais contrairement à Tristan, il n'avait plus seulement lui-même à sa charge. Aleksander prit une grande inspiration pour se calmer, il posa son coude sur le dossier de son siège et pointa l'arme sur la tempe de son acolyte.

    T'as autant t'faire flinguer dans la fusillade... Parce que dans le cas contraire c'est moi qui te butterai.

    Se disant il tapota le bout de son arme contre la tempe de Tristan puis sortit de la voiture en claquant la portière. Il s'adossa à l'automobile en poussant un long soupir, à une année lumière d'être convaincu du plan du tricolore. Dans quoi s'était il encore fait entrainer...
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Tristan de la Vaubyessard

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MessageSujet: Re: Mensonges, farces ou vengeances ? [PV : Aleksander Oskar]   Jeu 18 Fév - 17:53

Pour une explosion, cela en était une, et pas qu'une petite. En effet, le jeune professeur Tristan de la Vaubyessard avait réussit à mettre le jeune professeur Aleksander Oskar en colère, chose, que je ferais remarquer, qui est une d'une facilité foudroyante de la part du jeune français. Après, l'on pouvait toujours se demander s'il avait conscience de ses actes et de la dangerosité de son collègue lorsque la colère l'atteignait. Je ne saurais vous le dire précisément, par contre, je peux vous décrire sa réaction lorsque qu'Aleksander l'empoigna violemment, le menaçant de choses diverses et variées, mais principalement de rendre des comptes, et de les donner pour la vie, si vous arrivez à me comprendre ...
Tristan ne réagit pas vraiment en fait, on aurait pu croire qu'il laissait son "ami", si on peut l'appeler comme cela, bien que leur relation nous prouve le contraire, parler, ou plutôt lui crier dessus, ne broncha pas au niveau de l'aspect extérieur, au niveau macroscopique. Par contre, je peux vous assurer qu'au niveau intérieur, dans la pensée et aux niveaux des cellules, ça s'agitait fort, malgré toute la force du jeune professeur à vouloir les maintenir au calme. Il n'était pas vraiment rassuré, mais il connaissait son affaire, ou du moins il l'espérait. Plus le temps avançait, plus il se poser de question. Etait-ce sage de lui donner un pistolet ? Il ne le savait pas vraiment, il était sûr de rester en vie, car Aleksander n'allait tout de même pas se mettre un meurtre sur le dos. Surtout que l'on irait tout de suite le jeter en prison, même s'il avait tué une personne très dangereuse pour la société. Il ne faut pas oublier qu'il avait été avec lui auparavant, faisant les mêmes coups, et peut-être exécutant d'autres personnes ... Mais ça, seuls les deux zigotos pouvaient le dire, et, par chance ou malchance, cela dépend dans quelle position on se place, il ne parlerait sous aucun prétexte. Surtout si leurs aveux les emmèneraient tout droit en cellule.
De toute façon, maintenant c'était trop tard, Aleksander venait de le lâcher aussi violemment qu'il l'avait empoigné et s'était emparé de l'arme. La tête de Tristan cogna d'ailleurs contre la vitre, mais sans grand dommage, heureusement pour lui. Ce petit coup ne lui vaudrait qu'un petit bleu, et encore, derrière des cheveux bleus, donc impossible à distinguer.
Le jeune professeur eut un moment de gros doute lorsque son collègue pointa l'arme sur sa tempe. Il ne savait pas comment réagir, s'il devait dire quelque chose ou quoi. Mais Oskar s'en chargea en le menaçant de le tuer. Enfin, que s'il ne mourrait pas dans l'attaque, c'est lui qui le tuerait, il y a une légère différence. Tristan ne réagit pas, il garda un visage paisible jusqu'à ce que son acolyte sorte de la voiture exaspéré. A ce moment, La Vaubyessard soupira, exactement comme l'autre professeur et au même moment, mais pour des raisons différentes. Oskar avait en quelque sorte accepté "le jeu" et cela rassurait Tristan. Il aurait ainsi son argent, qu'il partagerait bien évidemment avec "son ami", et il pourrait ainsi continuer sa belle vie.
Le jeune homme se passa une main derrière la tête en fermant les yeux, il pensait à moultes choses, principalement à la dernière phrase entendu par ses oreilles. Il repensait aussi eu regard d'Osakr, rempli d'une énorme haine que Tristan pouvait très bien comprendre, vu ce qu'il lui avait fait. Il aurait réagit de la même manière si on lui avait fait ce coup là ou un autre autre. Il reste ainsi dans la voiture pendant une dizaine de minute, puis fini par en sortir, revolver à la main, l'esprit tout à fait reposer, certain de ce qu'il allait faire, sans la moindre peur régnant dans son corps. Il finit par sortir de la voiture, gardant avec lui les clés de l'automobile. Il contourna le véhicule et se plaça devant Aleksander, reprenant son attitude du début, sûr de lui, comme toujours.

-Bon, je vous le répète encore une fois, ne me tutoyez pas. Et, je suis désolé pour vous, mais demain me reverrez, et toujours vivant.

Un petit sourire se dessina sur son visage, il provoquait Oskar en toute liberté, et il ne s'en privé pas.

-Ensuite, nos gangs sont là, ans dix minutes exactement ils auront fini leurs affaires. Donc, dans onze minutes, nous attaquerons le gang qui sera rester avec la mallette rempli d'une jolie fortune posée par terre. Nous ferons comme je l'ai dit. Au fait, j'avais oublié de rajouter point du plan. Je passerai avec la voiture vous prendre avec la mallette là où vous l'avez trouvé.

Tristan commença à sans aller pour se mettre place à quelques mètres de la voiture.

-Ha encore une chose, ils ne sont que quatre.

Un sourire narquois vint se dessiner sur son visage avant qu'il ne tourne complétement le dos à Aleksander. Tristan n'avait pas précisé un détail dans son plan, c'est que ce gang était l'un, soit le plus grand de la région, et même du pays. Cela pouvait être très dangereux, sauf s'il les tuait tous. Mais cela pouvait faire très mal dans les conséquences. Il resta là à réfléchir sur ses futurs actes. Il ne savait toujours pas comment il allait faire, et cela Oskar ne le savait pas.
Le jeune homme vint se placer dans une vieille carcasse, pouvant très bien apercevoir les deux gangs. Il ne s'occupait plus du tout d'Oskar, et si jamais il ne faisait pas ce que lui avait ordonné Tristan, ils seraient tous les deux morts. Car, Tristan ne prendrait la voiture que lorsqu'Aleksander aurait récupérer la mallette. Il avait enfin décidé sa façon d'opérer, il ne rester plus qu'à l'autre de faire son boulot, car le moment était arrivé. Tristan pointa son revolver vers le gang et tira sur une des mains qui se baladaient là-bas. Les dés étaient lancés, le jeu avait commencé. Maintenant, il ne restait qu'à espérait que tout aille comme il l'avait prédit.


[HRP] Désolé si on ne comprend pas ce que j'ai écrit. J'ai un peu de mal ces temps-ci ;) [HRP]
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Mensonges, farces ou vengeances ? [PV : Aleksander Oskar]

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